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24.02.17

Dany83 a commenté la discussion

"Bêtisier."

Audrey "la psy qui parle" | Rose Magazine

Audrey, psycho-oncologue, auteur du blog "la psy qui parle"

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Comme un prolongement d’elle-même, le blog d’Audrey, « la psy qui parle », permet de poser les questions que l’on n’ose pas toujours poser en face à face.


Pourquoi vous êtes-vous spécialisée en oncologie ?

Pour me confronter à autre chose qu’à la psychiatrie. Durant mes études, au cours d’un stage en service d’oncologie, j’ai pu accompagner des patients et leur famille. Cette expérience a changé ma vision de la maladie. J’ai compris que l’on pouvait être spécialiste de la psychologie humaine et avoir sa place dans un service de médecine

Comment avez-vous créé votre blog, « La psy qui parle ?»

Logo la psy qui parle

Le déclic s’est produit un jour où je rentrais de la clinique dans laquelle je travaille, particulièrement interpellée par une patiente, qui se plaignait de manquer cruellement d’informations. J’ai senti que je pouvais faire plus, aller plus loin. Apporter une aide concrète. Je ne pouvais plus me contenter de laisser ma blouse à l’hôpital. J’avais besoin d’écrire ce que j’avais sur le coeur. Une idée en a entraîné une autre et le blog est né. Un blog, cela touche plus de monde. Il y a des patients qui n’ont pas envie de parler quand je me rends dans leur chambre, ou qui n’osent pas aborder certaines questions dans mon bureau. Je ne voulais pas qu’il soit trop médical, même si je me base sur des études scientifiques pour évoquer des sujets comme «  Faut-il avoir un moral d’acier pour guérir du cancer ? » ou « Le coup de blues après traitement ». L’idée est de proposer des informations fiables et pratiques sur un site original qu’on ait envie de lire. Ici, ils trouvent des réponses, ou peuvent poster leurs commentaires, questions…

Et le format vidéo ?

Parfois, les articles, sont trop long à lire. Une vidéo rend le discours plus dynamique, et surtout, c’est bien plus pratique lorsque l’on est fatigué : il suffit d’appuyer sur un bouton et  hop, sur leur écran, quelqu’un leur parle.

Quelles questions abordent le plus souvent les patients ?

 A peu près toutes ! Cela va des traitements, en passant par le moral, la relation avec les proches, les enfants, la fin de vie aussi.

Concrètement, comment se déroule une séance ?

Je commence par… écouter, même si je suis assez bavarde. Je laisse d’abord le patient, ou son proche, se présenter, se raconter… S’il vient me voir après l’annonce, je lui demande ce qu’il a « entendu », compris… Puis je peux reprendre son histoire en lui posant des questions : « comment avez-vous découvert la maladie ? », « quel traitement suivez-vous ? », « quel soutien avez-vous autour de vous ? »… Je normalise beaucoup, en rassurant sur le fait que ce qu’il éprouve est normal, en légitimant son ressenti. Mais surtout, je me focalise sur les ressources du patient, ses stratégies d’adaptation, ce qu’il peut mettre en œuvre… L’objectif étant de le rendre pro-actif de son traitement. Car pour mieux s’y adapter, mieux le supporter, il faut d’abord le connaître, le comprendre.

A la fin de l’entretien, je lui demande comment il a vécu la consultation et je lui propose une collaboration. On peut se fixer des objectifs, par exemple parler de la maladie à ses proches, à son réseau amical, professionnel… Je peux proposer des exercices concrets, comme noter dans un cahier les pensées négatives qu’il aura eues dans la semaine et nous les aborderons ensemble à la consultation suivante.

 

Les patients vous parlent-ils des fameuses questions qu’ils n’osent pas aborder avec leur oncologue ?

Oui, bien sûr. Il est vrai que ces derniers sont parfois un peu pressés ou manquent de temps. Pour aider les patients, je leur propose de prioriser leurs questions, de les noter sur une feuille, en numérotant les 3 les plus importantes. Il n’y a pas de questions que l’on ne puisse poser.

La psycho-oncologie fait partie des soins de support ?

Oui, et il faut la faire connaître davantage car elle fait partie intégrante du traitement. C’est évidemment le corps qui est touché par la maladie, mais c’est aussi un être humain dans sa globalité avec son esprit.

Retrouvez Audrey sur : lapsyquiparle.fr

Et sur les réseaux sociaux :

Facebook : La Psy Qui Parle




Céline Dufranc

Mis à jour le 19 mai 2017

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