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08.05.17

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"Brûlures d estomac"

Témoignage Sandrine Docetaxel | Rose Magazine

Sandrine & sa famille

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Sandrine a subi un des « effets secondaires indésirables » du docétaxel. Neutropénie fébrile, entérite… Elle n’a survécu qu’au prix d’une lourde opération du côlon.

Sandrine, une jeune maman de 43 ans originaire de Loire-Atlantique, est passée tout près de la mort. Pourtant lorsque son oncologue lui prescrit en avril 2015, un traitement adjuvant pour un cancer du sein, elle était plutôt confiante. Sandrine est active, sportive, maman occupée de trois enfants, consultante en commerce internationale. Pas le genre à s'inquiéter ni à se plaindre pour rien.

Pourtant, la « descente aux enfers » commence à la seconde séance de docétaxel. Dix jours après sa cure, elle est prise de spasmes violents, se vide totalement dans des coliques épouvantables. Plutôt robuste et réactive, elle suit les préconisations de son oncologue : elle prend des anti-diarrhéiques. La fièvre monte. Percluse de douleurs mais sans paniquer, elle se rend à l’hôpital le plus proche de chez elle. Elle est en neutropénie fébrile– un effet secondaire attendu du docétaxel - et on la place en chambre stérile; "Je ne me rappelle rien de ses jours-là, j'étais dans un état cotonneux. Des gens passaient dans la chambre avec des masques..."

Trois jours plus tard, son taux de globules remonte assez pour qu'on l'envoie à Nantes dans le service de cancérologie qui la suit.
C’est là, qu’elle entend la première fois évoqué la « poche de stomie » : « On me dit que je vais passer un scanner et que s’il n’est pas bon, il faudra opérer. Et me placer une « stomie ». C’est la première fois que j’entendais parler de « stomie ». Je ne savais même pas ce que c’était ». Mais cette fois, le scanner est bon. Du moins le croit-on. Elle est renvoyée chez elle. Une dizaine de jours passent où elle ne parvient pas à reprendre des forces.  Elle a déjà perdu 9 kilos. Elle souffre atrocement et se voit « au bout de sa vie ».

Elle repart à l'hôpital et passe un nouveau scanner : son côlon est perforé sur 5 centimètres. « Quand j’ai compris, j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je viens trois mois plus tôt pour un cancer du sein, on me propose un "petit" traitement pour limiter les risques de récidive et je ressors avec un morceau de côlon en moins et une poche de stomie ! »

Des trois jours qui suivent l’opération, Sandrine ne se souvient de rien. Sinon une descente aux enfers : elle ne cesse de vomir, on lui place pendant trois jours une sonde gastrique, transfusion sanguine non-stop.  Elle s’enfonce. « Je ne m’en sortais pas. Et puis, le 14 novembre, j’allume la télé. Et je découvre avec horreur les attentats du Bataclan. Ca a été un électrochoc. Je me suis dit que tous ces jeunes étaient morts. Et que j’étais vivante. Il fallait que je me bouge !».

Sandrine sort de l’hôpital et recommence à vivre. « Pendant un moment j’ai eu honte. La poche ça fuit, ça pue, c’est moche. En plus du reste, plus de cils, sourcils ni cheveux vous êtes l’ombre de vous-même. Mais on m’avait promis une « mise en continu » c’est-à-dire qu’on allait recoller mon colon pour reformer un tube et enlever la poche, alors j’ai tenu ».

Depuis janvier 2016, Sandrine n’a plus de poche. Elle garde son humour même si elle est en colère : « Quand je lève mon t-shirt qu’est-ce que je vois ? Des cicatrices ! Celle de mon sein et celle de mon colon. Le début et la fin de l’histoire. Tout cela pour traiter une éventuelle récidive d’un cancer que je n’avais peut-être pas.
Mon oncologue n’est jamais entré dans les détails des effets secondaires indésirables mis à part les diarrhées et la fièvre. Il a fallu même que je pose des questions pour lui faire préciser des choses. Vous connaissez un autre moment de votre vie où vous êtes aussi dépouillé de votre liberté de choix ? »

Sandrine - Propos recueillis par Céline Lis-Raoux

Mis à jour le 18 mai 2017

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