Rose a besoin de vous !

Rose Magazine est un magazine associatif indépendant. Il ne reçoit pas de subventions. Notre liberté éditoriale est donc totale. Ce sont vos dons, soutiens, legs qui nous permettent de vous garantir une information de qualité et gratuite.

Rose est une association d’intérêt général. Votre don est déductible des impôts. Rose vous propose de donner aujourd'hui et simuler votre déduction fiscale de demain.

Pourquoi donner à Rose Magazine?

En donnant à Rose, vous contribuez à :

  • Editer 200.000 exemplaires du magazine, deux fois par an. Rose Magazine
  • Distribuer gratuitement ce magazine indépendant* à grande échelle, dans les centres de lutte contre le cancer et les hôpitaux publics.
  • Nous aider dans notre projet de développement : créer un site internet où les malades et les aidants pourront échanger, chercher une information fiable et obtenir un soutien personnalisé.

* Nous n'appartenons à aucun groupe de presse

Rose logo

Bienvenue sur Rose, le magazine du cancer au féminin

Je n'ai pas de compte, je m'inscris

Muesli | Rose Magazine

  • 0
  • 0
Ils sont partout et la liste de leurs méfaits supposés fait froid dans le dos : cancers hormonodépendants, diabète, troubles de la fertilité… Qui sont-ils ? Éléments de réponses.

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui altèrent le système hormonal, impliqué dans le contrôle de diverses fonctions de l’organisme (le métabolisme, le développement, la croissance, la reproduction…). Bien qu’il n’existe pas de liste officielle, on soupçonne plus de 800 substances d’être des perturbateurs endocriniens. La plus connue est certainement le bisphénol A.

"Certains sont nocifs à des doses élevées, et à nouveau à plus faible dose."

Présent dans les plastiques en polycarbonate, ce produit chimique et industriel favoriserait la puberté précoce, altérerait la fonction thyroïdienne, augmenterait le risque de diabète et de fausses couches et serait associé aux cancers hormonodépendants (ovaires, sein et prostate). Son utilisation dans la fabrication des biberons est interdite par l’Europe depuis 2011. Et, en 2015, la France a encore élargi la mesure à l’ensemble des contenants alimentaires.

Également présents dans les plastiques, les phtalates sont, eux, associés aux cancers du sein, des testicules et du foie. Les dioxines favoriseraient les cancers du sein, les lymphomes non hodgkiniens et les myélomes multiples (chez l’homme uniquement), tandis que le chlordécone augmenterait le risque de cancer de la prostate et altérerait la production de spermatozoïdes. Quant aux parabènes (utilisés dans les cosmétiques et les médicaments), des doutes subsistent sur leurs effets cancérigènes…

Des travaux de recherche complexes…

Il existe, depuis 2005, un Programme national de recherche sur les perturbateurs endocriniens (PNRPE), soutenu par le ministère de l’Environnement. Mais les travaux se heurtent à la difficulté d’établir leurs effets supposés sur la santé. En cause, des caractéristiques propres à ces substances et au fonctionnement du système hormonal : « Certaines substances sont par exemple nocives à des doses élevées, puis sans effet notable à une dose intermédiaire, et à nouveau nocives à une dose plus faible, explique Rémy Slama, épidémiologiste à l’Inserm et président du comité scientifique du PNRPE. De telles situations rendent peu pertinente la définition d’une dose limite. »

À cela s’ajoute l’« effet cocktail » : la toxicité de certains PE découlerait de leur interaction avec d’autres PE ou de l’addition des effets délétères de chacun. De même, leur nocivité dépend de la période d’exposition, la vie fœtale apparaissant souvent comme la plus à risques. Autant de paramètres qui rendent les recherches compliquées.

Et les dernières propositions de la Commission européenne ne vont pas simplifier les choses : le 15 juin dernier, l’institution a rendu un rapport visant à mieux définir les perturbateurs endocriniens pour mieux les encadrer. Si ce texte est adopté, le fait qu’une substance ait un effet sur une fonction animale qui n’existe pas chez l’humain ne suffirait pas à la classer comme PE pour l’homme, ce qui « pourrait remettre en cause le principe de l’effet sentinelle de la faune jusque-là utilisé », déplore Rémy Slama. Du coup, les PE « présumés » n’existeraient tout simplement plus. Seuls les PE « avérés » (dont les effets ont été observés sur une fonction animale partagée par l’homme) seraient reconnus.

Amélie Pelletier

 

Mis à jour le 11 oct. 2016

0 commentaire

À lire aussi :

L’utilisation d’un pseudonyme est fortement conseillée afin de protéger votre vie privée sur le site. La Communauté Rose est destinée à vous permettre d'apporter votre contribution aux thèmes de discussion proposés et vous êtes informé que les données qui y figurent ne peuvent être collectées ou utilisées à d'autres fins, et tout particulièrement à des fins commerciales ou de prospection. Vous pouvez demander à tout moment la suppression de vos commentaires en vous adressant à l’Association Rose. (Coordonnées ci-après). Conformément à la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 modifiée, l’Association Rose est le responsable du traitement mis en œuvre à partir de vos données à caractère personnel au titre de la gestion de votre compte et des services qui vous sont proposés sur le site. Vous avez consenti lors de la création de votre compte par le biais d’une notice d’information, à la collecte, au traitement de vos données de santé et à leur hébergement auprès de la société ATE. Vous bénéficiez d’un droit d’accès, de rectification et d’opposition des informations qui vous concernent, que vous pouvez exercer auprès de l’Association Rose en vous adressant à contact@rosemagazine.fr

Pour un meilleur confort de lecture, veuillez consulter le site www.rosemagazine.fr en format paysage, en pivotant votre tablette.
Bonne lecture.
Rose Magazine