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08.05.17

Dany83 a crée la discussion

"Brûlures d estomac"

European Medicines agency | Rose Magazine

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L'European Medicines Agency qui chapeaute les agences nationales du médicaments promet une « enquête approfondie » sur le docétaxel. Peut-on la croire ?

En France, la sécurité du médicament est confiée à l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) placée sous autorité de l’EMA (European Medical Agency).

En 2012, lorsqu’une alerte a conduit l’agence française à transmettre un rapport sur les effets indésirables du docétaxel à l’EMA, cette dernière a « enquêté ». Nous avons demandé à l’EMA l’accès à ce dossier d’enquête. En vain. Si on ne sait pas ce qui se passe dans la boite noire de l’EMA, on sait, en revanche, comment ça se passe : l’agence analyse « la situation en usant de différents modèles statistiques ». Cela signifie qu’elle va passer à la moulinette d’un logiciel les signalements suspects qui lui sont remontés. Mais remontés d’où ? Essentiellement de l’Eudravigilance Data Base, base de données européenne recensant les effets indésirables de tous les médicaments. Cette base est alimentée par les états et les laboratoires.

On imagine se faire une petite idée en jetant un coup d’œil sur la base et voir si elle déborde de données ? Hélas ! Le citoyen lambda n’y a qu’un accès restreint qui ouvre sur une avalanche de tableaux incompréhensibles. Un système bien opaque.

Le système européen de pharmacovigilance ? Une vaste tartufferie !

En septembre 2017, après le décès de six patientes, l’ANSM saisit à nouveau l’EMA. Qui va, à nouveau, « mener l’enquête ». C’est en tout cas ce qu’elle annonce dans un communiqué daté du 10 mars, en ajoutant dans le même document que « l’évaluation préliminaire ne montre pas d’augmentation de la fréquence des effets secondaires ». Sur quoi se fonde cette « évaluation préliminaire » ? Les six mortes (avérées) de l’été 2016 y sont-elles intégrées? Est-ce à dire qu’en 2015 il y a eu au moins autant de morts dus au docétaxel ? Sur quoi va s’appuyer « l’examen approfondi » ? Sur l’Eudravigilance Data Base, dépendante du bon vouloir des laboratoires, eux-mêmes éventuellement informés – ou pas - par le pharmacien de l’hôpital ?

« C’est de la science-fiction ! » fulmine une haut fonctionnaire de la santé et cancérologue. « La vérité, c’est que la plupart des effets secondaires, quel que soit leur grade, ne sont jamais déclarés. Et si jamais ils l’étaient, croyez-vous sérieusement que les laboratoires vont de leur propre chef implémenter la base européenne avec ces informations qui nuisent à leur réputation ? Tout le système de mesure des effets secondaires est une vaste tartufferie.»

Claudine Proust

Mis à jour le 29 mars 2017

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