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Description du cancer de l'ovaire

Les ovaires ont deux fonctions principales chez la femme : produire les cellules reproductrices (ovules) et les hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone). 

Les cancers qui affectent les ovaires sont de plusieurs types, selon la nature des cellules affectées :

- les tumeurs épithéliales sont les plus fréquentes (90%* des cancers ovariens) ;
- les tumeurs non épithéliales représentent 10%* des cas : on distingue les tumeurs germinales et les tumeurs stromales.

Les cancers de l’ovaire sont classés selon le stade de la maladie :

- le stade I : la tumeur reste localisée sur un ou les deux des ovaires ;
- le stade II : la tumeur atteint les organes voisins (trompes de Fallope, utérus, etc.) ;
- le stade III : le cancer atteint des organes plus éloignés (péritoine, ganglions, etc.) ;
- le stade IV : des cellules cancéreuses ont créé des métastases à distance (poumon, foie, etc.).

*Source Fondation ARC

 Place des ovaires dans le corps

Image : INCa, mise à jour novembre 2010

Cancer de l'ovaire : facteurs de risque et prévention

Certains facteurs augmentent le risque de survenue d’un cancer de l’ovaire :

- l’âge : ces cancers sont plus fréquents avec l'âge, spécialement après 50 ans ;
- l’hérédité : 5 à 10 %* des tumeurs épithéliales de l’ovaire auraient une origine génétique. Dans 9 cas sur 10*, la mutation concerne les gènes BRCA1 et BRCA2, connus pour augmenter le risque de cancer du sein et de l’ovaire chez les femmes qui en sont porteuses.
- des antécédents personnels ou familiaux de cancers du sein, de l'endomètredu côlon ;
- l’histoire hormonale de la femme : une puberté précoce (avant 8 ans), une baisse de la fertilité, une ménopause tardive (après 55 ans), la nulliparité (absence de grossesse) ou la prise prolongée d’un traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) sont susceptibles d’augmenter également le risque de développer un cancer de l’ovaire.

*Source Fondation ARC

Symptômes du cancer de l'ovaire

Les symptômes d’un cancer ovarien apparaissent généralement à un stade avancé de la maladie. Peuvent être observés :

-       des troubles digestifs (nausées, ballonnements, problèmes de transit, perte d’appétit, douleurs abdominales) ;
-       des troubles gynécologiques (saignements, règles irrégulières, pertes vaginales anormales, tensions dans les seins) ;
-       des troubles localisés liés à la tumeur (pertes urinaires, douleurs pelviennes, sensation de pesanteur, augmentation du volume de l’abdomen).

Cancer de l'ovaire : dépistage et diagnostic

Le diagnostic d’un cancer de l’ovaire commence toujours pas un examen clinique : examen général de santé, palpation de l’abdomen, toucher rectal, toucher vaginal, examen des seins. Si une grosseur anormale est décelée, des examens complémentaires seront prescrits.

L’échographie (abdomino-pelvienne puis par voie endovaginale) est un examen central dans le diagnostic des cancers des ovaires. Elle est réalisée, comme son nom l’indique, par l’intermédiaire d’une sonde introduite dans le vagin. Elle permet de repérer un éventuel kyste ovarien et d’en préciser la nature (grâce à sa taille, sa forme, son contenu solide ou liquide). Le médecin pourra alors mieux préciser le caractère bénin ou malin (cancer) du kyste.

Si l’échographie ne permet pas d’établir la nature exacte du kyste, une IRM pourra être pratiquée. Un bilan biologique peut aussi être demandé, afin de doser des marqueurs tumoraux. Leur présence indique une tumeur cancéreuse. Et leur analyse détermine si cette tumeur est d’origine ovarienne ou intestinale. 

Une fois la tumeur localisée, seule une biopsie par voie chirurgicale (le plus souvent endoscopie) suivie d’un examen dit d'"anatomopathologie" (qui étudie la nature des cellules) permet de poser le diagnostic de cancer. Quand le cancer est avéré, un bilan d’extension est effectué pour en déterminer l’ampleur.

Traitements du cancer de l'ovaire

Les traitements d’un cancer de l’ovaire sont adaptés en fonction du stade de la maladie, mais aussi de l’âge de la patiente, de ses antécédents familiaux et chirurgicaux et de son désir d’avoir ou non des enfants.

La chirurgie est le traitement de référence des cancers de l’ovaire. Elle consiste à enlever l’intégralité de la tumeur et les lésions cancéreuses voisines. L’ampleur de la chirurgie (un ovaire, les deux, les tissus avoisinants comme le péritoine, les trompes de Fallope, l’utérus, etc.) dépend de l’étendue de la maladie. Dans tous les cas, des cellules du péritoine sont prélevées pour analyser si des cellules cancéreuses ont migré au-delà des ovaires, et les ganglions lymphatiques de la cavité abdominale sont retirés.

Une chimiothérapie peut être envisagée en plus de la chirurgie. La plupart du temps, elle est prescrite après l'opération (chimiothérapie adjuvante), si l’ablation totale de la tumeur n’a pas pu être réalisée ou s’il existe un risque que des cellules cancéreuses se soient propagées ailleurs. Elle est parfois proposée avant l'acte chirurgical (chimiothérapie néo-adjuvante) pour diminuer la taille de la tumeur.

Les thérapies ciblées font aussi partie de l’arsenal thérapeutique pour lutter contre un cancer de l’ovaire. Ces médicaments visent spécifiquement les cellules cancéreuses en réduisant la formation des vaisseaux sanguins qui vont alimenter la tumeur. Moins vascularisée, celle-ci dispose d’un apport d’énergie moindre, ce qui limite sa croissance et favorise l’action de la chimiothérapie.

Cancer de l'ovaire : statistiques

En 2011, 4 620* nouveaux cas de cancer de l’ovaire ont été diagnostiqués en France, ce qui le place au 8e rang des cancers les plus fréquents chez les femmes.

Le taux de survie est de 75 %** un an après le diagnostic, et de 40 %** 5 ans après.

*Source Fondation ARC
**Source INCa

Plus d'infos sur le cancer de l'ovaire...

Consulter la brochure : Les cancers de l’ovaire de la Fondation ARC
Consulter la brochure : Hérédité et cancer de la Fondation ARC
Consulter la brochure : La prise en charge d’un cancer de l’ovaire de l’INCa
Consulter la brochure : Les traitements des cancers de l’ovaire de l’INCa

 

Fiche réalisée en partenariat avec la Fondation ARC

Mis à jour le 11 déc. 2014

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