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Description du cancer colorectal

Les cancers du côlon et du rectum présentent beaucoup de similitudes. C’est pourquoi ils sont souvent regroupés sous le terme de "cancer colorectal". 

La paroi du côlon et du rectum est composée de muqueuses, au sein desquelles se trouvent différentes glandes : glandes à mucusglandes de Lieberkühn… Les cancers colorectaux sont classés en fonction du type de cellules à partir desquelles se développe la tumeur.

Le cancer le plus fréquent au niveau colorectal est l’adénocarcinome. 80 %* des ces adénocarcinomes sont dits lieberkuhniens (de part leur ressemblance avec les glandes du même nom), 10 %* sont des adénocarcinomes mucineux et les 10 %* restants rassemblent plusieurs formes plus rares.

*Source Fondation ARC

 Position du côlon et du rectum

Image : INCa, mise à jour mars 2010

Cancer colorectal : facteurs de risque et prévention

Plusieurs facteurs ont été identifiés comme augmentant le risque de développer un cancer colorectal. C’est le cas :

-       d’un régime alimentaire riche en viande rouge, en charcuteries et en boissons alcoolisées ; 
-       du surpoids et de l’obésité ;
-       des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohncolite ulcéreuse) ;
-       d’antécédents d’autres cancers ; 
-       de l’hérédité : des facteurs génétiques entreraient en jeu dans environ 5 % des cancers colorectaux.

À l’inverse, il a été reconnu qu’une activité physique régulière, tout comme une alimentation riche en fruits et en légumes verts permettaient de diminuer le risque de cancer colorectal.

Symptômes du cancer colorectal

Il peut arriver qu’un cancer colorectal ne provoque aucun symptôme pendant très longtemps, jusqu’à ce que la maladie soit à un stade avancé.

Les symptômes généralement observés en cas de cancer colorectal sont :

-       des douleurs abdominales fortes, qui peuvent se présenter sous forme de crises aiguës ;
-       des bruits abdominaux anormaux ;
-       des troubles du transit (constipationdiarrhée, voire alternance des deux) ;
-       des troubles sanguins comme une anémie ;
-       des saignements ;
-       une perte de poids ;
-       une fièvre persistante ;
-    une occlusion intestinale ou encore une altération de l’état général pour les stades avancés de la maladie.

Cancer colorectal : dépistage et diagnostic

Un programme de dépistage organisé a été lancé en France en 2002, à destination des personnes âges de 50 à 74 ans. Le test "Hemoccult II" consiste à rechercher un saignement non visible à l’œil nu dans les selles. À réaliser soi-même à domicile (il suffit d’étaler un petit échantillon de selles sur un support prévu à cet effet) et à envoyer au laboratoire, ce test est à effectuer tous les deux ans en cas de résultat négatif. Si le test s’avère positif, d’autres examens complémentaires seront prescrits. 

Des dépistages plus approfondis sont proposés aux personnes dites "à haut risque", c’est à dire celles présentant des antécédents familiaux de cancers colorectaux et donc potentiellement soumises à un facteur de risque génétique.

Le diagnostic d’un cancer colorectal commence par un toucher rectal. Cet examen permet de détecter toute lésion anormale située à moins de 8 cm de l’anus.

Suite à cet examen,  une coloscopie sera pratiquée, sous anesthésie générale, afin d’analyser les parois internes du côlon et du rectum. En même temps que l’examen, le médecin peut effectuer des prélèvements et biopsies, voire l’ablation totale d’une lésion. C’est l’analyse au microscope de cette lésion qui permet de poser le diagnostic de cancer.

Un bilan d’extension est systématiquement pratiqué lors de la découverte d’un cancer colorectal, afin de déterminer si la maladie s’est répandue à d’autres organes.

Traitements du cancer colorectal

Une lésion précancéreuse ou cancéreuse prélevée lors d’un examen sera systématiquement analysée. Si les cellules sont saines à la limite de la zone prélevée, l’ablation est considérée comme curative. Pas besoin de traitement supplémentaire. Si des cellules cancéreuses sont détectées à la limite de la zone de prélèvement, il existe un risque que le cancer se soit répandu au-delà de cette lésion.

La chirurgie sera alors envisagée. C’est le traitement de base d’un cancer colorectal. Il consiste à enlever la zone du côlon présentant la tumeur (hémicolectomie). L’acte chirurgical permettra également de réaliser une ablation de tissus périphériques (vaisseaux, ganglions lymphatiques).  

Si aucune atteinte ganglionnaire n’est constatée après examen des prélèvements, la tumeur est considérée comme localisée et la chirurgie seule suffit pour considérer le patient comme traité. Si la tumeur a atteint les ganglions, une chimiothérapie est prescrite en prévention, afin d’éviter l’apparition de métastases

En cas de découverte de métastases distantes, un traitement par chimiothérapie est prescrit dans la plupart des cas. Leur ablation chirurgicale peut également être envisagée, comme leur destruction par radiofréquence.

Enfin, la radiothérapie peut également être pratiquée pour lutter contre ce type de cancers, avant ou après la chirurgie. Elle est le plus souvent administrée pour les cancers du rectum dans le but d’en diminuer la taille, et peut être associée à une chimiothérapie complémentaire.

De nouvelles voies thérapeutiques prometteuses sont en train de se développer contre les cancers colorectaux : c’est le cas des anticorps monoclonaux. Ils diminuent la vascularisation de la tumeur et donc limitent son développement. Administrés en complément d’une chimiothérapie, ils en augmentent l’efficacité.

Cancer colorectal : statistiques

En 2015 en France, 43068* nouveaux cas de cancers colorectaux ont été diagnostiqués (23 335 chez les hommes et 19 533 chez les femmes).

La survie relative globale (pour les diagnostics portés entre 1989 et 1997) est de 79 %* à 1 an et de 56 %* à 5 ans. 

*Source INCa

Plus d'infos sur le cancer colorectal...

Consulter la brochure : Le cancer colorectal de la Fondation ARC 
Consulter la brochure : Hérédité et cancer de la Fondation ARC
Consulter la brochure : Les traitements du cancer du côlon de l’INCa
Consulter la brochure : Les traitements du cancer du rectum de l’INCa
Consulter la brochure : La polypose adénomateuse familiale de l’INCa

 

Fiche réalisée en partenariat avec la Fondation ARC

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